Les travaux de recherche de Fani Hatjina concernent principalement les néonicotinoïdes et leur impact sur les abeilles, visant à tester des situations réelles sur différentes cultures. Le programme de recherche a été lancé suite aux problèmes observés par les apiculteurs en lien avec les pesticides utilisés dans les champs. Différentes études prouvent que l’imidaclopride à des doses sublétales affecte de manière significative le comportement et la santé des abeilles. Au vu des résultats, Fani Hatjina conseille aux apiculteurs d’éviter les zones d’usage de pesticides et de veiller à fournir du pollen «propre» aux abeilles, en particulier au printemps. Elle propose également d’élever des abeilles originaires de la région, qui tolèrent mieux la toxicité des pesticides.

Dans le cadre de sa participation aux forums scientifiques internationaux sur les abeilles, Fani Hatjina insiste sur la nécessité de passer à une agriculture moins dépendante des pesticides. Selon elle tout changement brutal de notre écosystème aboutira à un écosystème artificiellement corrigé, qui pourrait un jour devenir inhabitable pour l’être humain. Dans l’intérêt des générations futures, il pourrait s’avérer nécessaire pour les sociétés commerciales de renoncer à une partie de leurs profits pour préserver l’environnement.

Fani Hatjina appelle aussi les États à soutenir les efforts pour faire interdire les pesticides les plus néfastes et toxiques. Par ailleurs, elle souligne la nécessité de renforcer les financements indépendants pour la recherche scientifique sur d’autres espèces d’abeilles, pour des études à grande échelle et pour la validation de nouveaux tests scientifiques.

Visionnez l’interview de Fani Hatjina

Les travaux de recherche de Fani Hatjina concernent principalement les néonicotinoïdes et leur impact sur les abeilles, visant à tester des situations réelles sur différentes cultures. Le programme de recherche a été lancé suite aux problèmes observés par les apiculteurs en lien avec les pesticides utilisés dans les champs. Différentes études prouvent que l’imidaclopride à des doses sublétales affecte de manière significative le comportement et la santé des abeilles. Au vu des résultats, Fani Hatjina conseille aux apiculteurs d’éviter les zones d’usage de pesticides et de veiller à fournir du pollen «propre» aux abeilles, en particulier au printemps. Elle propose également d’élever des abeilles originaires de la région, qui tolèrent mieux la toxicité des pesticides.